Olivier Dejonghe


Olivier Dejonghe
Membre du Collectif E.G.A.L

Et voici le temps venu pour être un (petit) maillon de la future (grande) chaîne de citoyens contribuant à la vie de la commune. Le cours du Monde nous démontre clairement qu’il est plus que jamais temps de reprendre depuis la base.

Né en 1959 dans le nord de la France, mes dix premières années ont été utilisées à gambader et faire du vélo avec les copains dans un lotissement de la banlieue lilloise.

1969 : première migration jusqu’en plein centre de Lyon.

Aïe ! rude choc : grande ville, chaleur, bagnoles, plus de jardin, plus de nature et la place des gens et du béton, pleins de gens, plein de béton…

Après de courtes études qui m’ont laissé une saveur de temps perdu (j’ai beau chercher : je ne vois pas trop ce que j’ai appris dans les salles de classes, hormis lire, écrire, vaguement compter, beaucoup m’ennuyer et une très forte aversion pour l’injustice et le despotisme)- finalement c’est déjà beaucoup-la Nation m’offre en en 1977 un an de dépaysement sous la forme d’une tenue de trouffion et d’avions faisant des ronds au dessus de ma tête tout le jour…

Puis débute une carrière aux PTT, devenu PTE, devenu PTT Télécommunications, puis France Télécom et enfin ORANGE.

Autant dire que j’ai suivi de près ce que signifie construire un service public de qualité, puis sa prédation par le capitalisme à coups de campagne d’intoxications des Usagers, de mesquineries et autres bassesses au service du profit et rien d’autre. L’occasion d’un engagement militant dans les instances syndicales de SUD, afin de tenter de limiter, à défaut d’empêcher, les dégâts d’une privatisation dont nous voyons chaque jour les effets ; il n’y a qu’a promener son regard au bord des routes pour constater l’état du réseau de communications...

Deuxième migration : une parenthèse d’un peu plus de dix ans m’a envoyé à la barre d’un voilier rénové pendant de longues heures (reconstruit, serait_il plus juste d’ écrire) jusqu’en Grèce où j’ai exercé le métier d’électricien indépendant sur les bateaux de plaisance (parfois bien mal nommés, soit dit en passant.)

Autre pays, autre culture, autre économie, autres sagesses et autres folies : nous avons tant à apprendre de nos concitoyens du monde…

Depuis 2011, nous sommes installés à Lablachère de manière pérenne avec ma fille de quinze ans, occupants l’une des deux maisons à ossature bois conçues, dessinées et construites pour employer les inter saisons en tentant une approche écologique/raisonnée du lieu de vie.

Amis Lecteurs de ces quelques lignes de présentation, je n’ai probablement pas plus d’idées que vous sur la façon de faire, mais à soixante et un ans passés, je suis sûr d’une chose : pour retrouver un monde  HUMAIN, inaction, individualisation et isolement ne sont pas les bons chemins.